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Remise en état

Redonner vie à un vieux puits dans le Nord

4 min de lecture
Redonner vie à un vieux puits dans le Nord

La remise en route suit cinq étapes. Nous sécurisons l’ouverture, curons le fond, reprenons les parois si besoin, désinfectons, puis posons la pompe.

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, beaucoup de maisons de briques cachent un puits muré ou couvert d’une dalle. Bien remis en état, il redevient une réserve d’eau utile pour le jardin.

Pourquoi tant de vieux puits dorment dans les jardins du Nord

Avant l’arrivée du réseau d’eau, chaque ferme et beaucoup de maisons de bourg avaient leur puits. Une fois le robinet installé, on l’a fermé, parfois comblé à moitié, parfois oublié sous une terrasse.

Ces ouvrages ont été creusés à la main, souvent maçonnés en briques ou en moellons. Ils atteignent la première eau disponible sous la parcelle, ce qui reste un atout pour arroser sans payer chaque mètre cube au réseau.

Votre vieux puits est-il récupérable ?

Le premier passage est un diagnostic. Nous ouvrons l’ouvrage, mesurons la profondeur totale et la hauteur d’eau, puis regardons les parois à la lampe. Joints creusés, briques qui bougent, racines, fissures.

Trois questions guident la suite.

  • Y a-t-il encore de l’eau, et à quelle hauteur selon la saison ?
  • Les parois sont-elles saines, ou faut-il les reprendre avant toute descente ?
  • Que contient le fond, de la vase, des gravats, des objets jetés au fil des années ?

Comptez aussi avec les saisons. L’eau baisse en été. Pour la nappe de la craie, un document des services de l’État dans le Nord indique que la recharge se fait surtout grâce aux pluies d’octobre à janvier.

Ce même document situe en général le niveau le plus haut en avril. Un puits presque vide en septembre peut donc remonter au printemps. Mieux vaut juger un vieux puits sur plusieurs saisons que sur une seule visite.

Caméra d’inspection descendue dans un vieux puits en briques, écran posé sur la margelle

Les étapes d’une remise en service

1. Sécuriser l’ouverture

On commence par la tête de puits. Une margelle stable et un couvercle solide évitent les chutes et empêchent les feuilles et les eaux de ruissellement d’entrer. Tout est expliqué dans notre guide de la margelle.

2. Curer le fond

Le curage sort du fond la boue, le sable et les branches qui s’y sont déposés. Il redonne de la hauteur d’eau utile et dégage les arrivées d’eau du fond. Voir notre guide du curage.

3. Reprendre les parois si besoin

Des briques déchaussées se rejointoient ou se remplacent. Quand la maçonnerie est trop abîmée, on peut chemiser l’ouvrage avec des buses en béton. On tranche une fois l’ouvrage inspecté.

4. Désinfecter

Après le curage, l’eau et les parois sont désinfectées, puis le puits est pompé et laissé se renouveler. Cette étape prépare une éventuelle analyse.

On ne désinfecte pas un puits encore plein de vase. Le produit serait vite consommé par les dépôts. C’est pourquoi le curage passe toujours avant, et le rinçage après.

5. Poser la pompe et raccorder

Selon la profondeur et l’usage, nous posons une pompe immergée ou de surface, avec un tuyau protégé du gel jusqu’au robinet du jardin ou à la maison. Voir notre page pompe de puits.

Les règles à connaître avant de rouvrir un puits

Remis en service, l’ouvrage redevient un prélèvement domestique, que le maire doit connaître d’après l’article L2224-9 du code général des collectivités territoriales, comme un puits neuf. La fiche Service-public sur les puits et forages domestiques détaille la démarche, avec le téléservice DUPLOS.

Boisson, cuisine ou potager. Service-public exige alors le passage par un laboratoire agréé, payé par le propriétaire. Pour un usage limité aux pelouses et aux massifs, l’analyse n’est pas exigée mais reste instructive.

Dernier point. Les canalisations du puits restent indépendantes de celles du distributeur. Le service d’eau peut venir vérifier qu’il n’existe aucune connexion entre les deux.

Combien de temps et quel budget

La durée dépend surtout de l’état du fond et des parois. Un puits sain et peu envasé se remet en route vite. Un ouvrage à reprendre demande plus de travail. Les fourchettes sont publiées dans nos tarifs.

Les erreurs à éviter avec un vieux puits

Descendre seul dans un puits fermé depuis longtemps est dangereux. Un fond mal aéré et des briques fatiguées font de la descente un vrai danger. Nous regardons d’abord tout depuis le haut ; descendre ne se fait qu’avec un équipement adapté.

Autre erreur fréquente. Brancher une pompe sur l’installation de la maison sans séparation avec l’eau du réseau. Les deux circuits doivent rester totalement indépendants, robinets compris.

Enfin, un vieux puits qu’on ne veut pas rouvrir ne se laisse pas à l’abandon sous une planche pourrie. Il se ferme solidement, ou se comble proprement.

De la Flandre à l’Artois, nous venons voir votre puits sur place. Décrivez votre puits dans le formulaire. Profondeur estimée, présence d’eau, usage souhaité. Nous revenons vers vous avec la marche à suivre.

Bon à savoir

Questions sur ce sujet

Après des décennies d’abandon, un puits peut-il resservir ?

Souvent oui, si la nappe est toujours là et que les parois tiennent. Un curage enlève la vase et les débris, puis un essai de pompage dit si le débit suffit pour l’usage voulu.

Remettre un puits en route oblige-t-il à le déclarer ?

Oui. Le maire doit connaître chaque puits familial. La règle vient de l’article L2224-9. Remettre un ancien puits en usage est donc le bon moment pour le déclarer.

Peut-on boire l’eau d’un puits réhabilité ?

Impossible de le dire sans laboratoire agréé, que Service-public impose dès qu’on la boit ou qu’on cuisine avec. Sans résultat, on la réserve au jardin.

La nappe lue avant le devis

Un puits ou un forage à prévoir ?

Parlez-nous de votre jardin, nous venons le voir avant d’annoncer le moindre prix.

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